Éducation naturelle et agriculture naturelle


Au fur et à mesure de mon propre cheminement, j'ai été attiré par différents domaines. Et aujourd'hui, je souhaite partager autour de de deux domaines : l'éducation et l'agriculture. Les deux ont effectivement un lien : la croissance, le développement. Ce qui me plaît beaucoup est le fonctionnement naturel des choses. Vous le savez sûrement : on a, jusqu'ici, privilégié un fonctionnement basé sur des lois humaines, une vision souvent très limitées car inclue dans une structure étouffante (hiérarchie, conflit...).

Voici un extrait (page 59) du livre de Masanobu Fukuoka intitulé "L'agriculture naturel" :

culture agriculture naturel fukuoka masanobu

D'ailleurs, je vous laisse le pdf du livre que j'ai trouvé, vous pouvez le télécharger ici.
Je ne vais pas redire ce qu'il a écrit dans son livre. Simplement, je trouve que ce qu'il expose est très intéressant, et je vous recommande, si ça vous dit, de le lire (il va bien au-delà de la culture des champs, il aborde un côté très philosophique et spirituel). Il parle dans cet extrait des principes de l'agriculture naturel pour lui. Je pensais simplement qu'on pouvait faire un lien entre ces principes avec le domaine "humain" ou relationnel.

1. Pas de labourage

Le labour, on retourne le sol car on croit que cela favorisera la fertilité du sol, ceci en association avec l'ajout de fertilisant. C'est croire que le sol n'est pas assez bien naturellement pour les plantes. Effectivement, ayant rasé le paysage, il ne reste plus qu'une terre sans végétation ni rien d'autre, donc forcément, le travail supplémentaire s'impose. Le labour est à l'image de l'effort qu'on effectue en surplus à cause de notre volonté d'avoir du "mieux", de réparer nos erreurs, et d'en vouloir toujours plus.

2. Pas de fertilisant

L'ajout de fertilisant, c'est comme croire ne pas être assez. Le sol n'est pas assez riche. La plante ne peut pas se nourir naturellement. C'est ne pas avoir confiance en la vie, en soi. L'environnement ne me nourit pas. À l'inverse, il est important de voir ce que l'expérience humaine apporte, on découvre, on apprend tout le temps, d'une certaine façon même lorsqu'on ne le voit pas.

3. Pas de sarclage

Le sarclage est le fait de se débarrasser des mauvaises herbes. On enlève des plantes sans même savoir qu'elle a sa place là où elle pousse. La nature se régule toute seule, chaque élément interagit d'une façon unique avec les autres. Dans un parc naturel, la suppression du loup avait boulversé la biodiversité du parc se retrouvant avec des espèces animales qui s'éteignaient. Sa ré-insertion a petit à petit ré-équilibré cet éco-système. C'est un exemple.

4. Pas de pesticides

Utiliser des pesticides est lié étroitement avec le sarclage. C'est croire qu'il y a des nuisibles. Pourtant les insectes nourissent le sol de leur propre expérience. Concrètement, ils se nourrissent comme nous, rejettent les déchets, et meurent. Les plantes se nourrissent de tout ça aussi. On pourrait lier cet acte avec nos envies de nous protéger. De qui ? De quoi ? Souvent d'un danger imaginaire, que l'on nourrit et rend vrai par nos craintes. On agit de façon à repousser ce qui pourrait nous faire du mal. Ainsi, les conquêtes de l'Homme l'amène souvent vers l'inconnu qui est perçu comme dangereux.

Et vous qu'en pensez-vous ?

La permaculture tend vers l'agriculture naturel. En ce qui concerne l'éducation naturel, les écoles Montessori tendent vers elle. C'est, de la même manière, se rajuster au naturel, ce qui est spontané, ce qui n'amène pas vers la peur. On est alors plus sur des notions d'autonomie, de respect, de facilité, etc. Bref, j'en parlerais peut-être plus une prochaine fois. ;)

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